Sara Holt, née le à Los Angeles, en Californie (États-Unis), est une sculptrice et photographe américaine, dont le champ de création se situe à la limite de l’art et de la science.

Biographie

Née à Los Angeles en 1946, diplômée en arts plastiques de l’Université du Colorado, Sara Holt expérimente dès 1967 les possibilités de coloration des résines de polyester transparentes. Elle moule des pièces, sortes de prismes diffractants, avec lesquels elle cherche à maîtriser la décomposition et recomposition du spectre lumineux. Elle porte autant d’intérêt à la forme ou à l’espace environnant de ces pièces qu’à tout « ce qui se passe à l’intérieur même de la sculpture : les transformations de la couleur selon la lumière. ». Son environnement artistique et scientifique, dans la maison familiale dessinée par l’architecte américain Irving Gill, influence son travail dès son jeune âge.

Après son diplôme, elle entreprend un voyage en Europe et prolonge son séjour en France. Au printemps 1969, elle obtient un studio à la Cité internationale des arts de Paris, où elle continue ses expériences avec la résine. Holt participe à la liberté enthousiasme des années 1960, non seulement au plan des nouvelles techniques, mais aussi pour l’émergence de nouveaux champs de réflexion que proposent l’emploi de la lumière et de la transparence avec les sculptures de résine,. Elle rencontre de nombreux artistes et critiques d’art tels que Gérard Singer, Piotr Kowalski, Erro, Alain Jouffroy, Frank Popper et Aline Dallier, et plus tard, James Lee Byars (en), Henri-Alexis Baatsh, Jean-Christophe Bailly, Meret Oppenheim et Joan Mitchell.

Une reconnaissance de son travail est marquée en 1971 lorsque Pierre Gaudibert organise ses premières expositions personnelles au musée d’art moderne de la ville de Paris, puis au Städtische Kunstsammlungen de Ludwigshafen. L’exposition présente Little Rainbow Snakes, un cône de deux mètres de haut, plusieurs grandes Sphères, deux Lentilles incluant des sphères, un grand Rainbow Snake et plusieurs Prismes : le tout en résine de polyester.

Œuvre

Sculpture

Sara Holt travaille, le bronze, le plâtre, la céramique ou la laine, mais principalement la résine, une technique qu’elle découvre au Pasadena City College sur la suggestion de David Elder. Elle est immédiatement captivée par la lumière et la transparence que proposent ce medium. Un voyage dans le Grand Canyon en 1968 révèle son intérêt pour les processus de stratification avec l’emploi de différentes couches de résine coulés dans des moules ; ses œuvres en montrent les étapes après catalyse. Pour certaines pièces, le processus de fabrication demande une année entière.

1972 est la date de sa première commande d’une œuvre monumentale pour Bagnolet : Douze Cones.

Elle travaille simultanément pour l'espace public ou à des pièces en atelier. Elle réalise, en 1977, la commande Double Rainbow ; avec cette sculpture en acier peint, elle poursuit ses expériences sur le spectre lumineux et ses interactions avec l’espace avoisinant.

En 1981, elle rencontre Jean-Max Albert. Ils collaborent sur plusieurs réalisations en milieu public,

Les Light Tubes représentent une nouvelle étape de son travail. Une installation est réalisé pour l’hospice Saint-Charles, à Rosny-sur-Seine en 1984. Il s'agit d'une mise en œuvre de la lumière et de la couleur dans l’espace sous la forme de tubes de plexiglas peint à l’aérographe avec des dégradés et des lignes en réserve. Ces tubes renferment des néons, ils sont suspendus dans la nef. Leurs lignes de couleur et de lumière dans l’espace répondent à ses photos de ciels nocturnes : Star Crossings,.

Sculpture monumentale

Aux États-Unis
  • Double Rainbow, 1977, Pasadena, Californie.
En France
  • Douze Cônes, 1972, quartier de la Noue, Bagnolet ;
  • Arc-en-ciel, 1976, Sens ;
  • Cônes lever et coucher du soleil, 1977, Joigny ;
  • Solaris, 1979, Chevigny-Saint-Sauveur ;
  • Arc-en-ciel éclaté, 1982, Caen, jardin des plantes, ;
  • Quatre plafonds, 1982, Nice, Nice-Étoile ;
  • Light Ray, 1987, Lieusaint, SAN de Sénart ;
  • La Chambre de la lune, 1993, Oiron, château d’Oiron, Centre national des arts plastiques ;
  • Auriga, 1995, Angers, rond-point Montaigne, en collaboration avec Jean-Max Albert.

Photographie

Les clichés que fait Sara Holt de ses sculptures transparentes en 1969 lui ouvrent un nouveau champ d’expérimentations,.

Cela lui inspire de photographier le ciel de nuit en pose longue, de façon à enregistrer les courbes multicolores que tracent les étoiles et les planètes sur la pellicule. Puis elle en vient à superposer plusieurs poses longues du ciel nocturne sous des orientations différentes : ainsi les traces se croisent-elles. La nature poétique de ces images ne s’éloigne pas d’une approche scientifique. Employant plus tard un voilier comme un « instrument d’écriture », Sara Holt capte des poses longues de la lune en suivant le mouvement des vagues. Avec les mouvements de la houle, la lune « écrit » sur la pellicule. Des images ou des signes apparaissent : « Papillon », « Why », or « No »,.

Céramique

Depuis 1993, Holt crée de nombreuses pièces en céramique qui intègrent les signes issus de ses photographies. Par ailleurs, elle développe un genre naturaliste avec ses Oysters qui perpétuant l’esprit de Bernard Palissy.

Expositions

Personnelles

  • Sara Holt, Sculptures, ARC, musée d'art moderne de la ville de Paris, 1971
  • Städtische Kunstsammlungen, Ludwigshafen, Germany, 1972
  • Galerie Lucien Durand, Paris. 1973
  • Night Light, Ufficio dell’Arte, Paris, 1979
  • Why, galerie Vivian Veteau, Paris, 1981
  • AcApA, Hôtel Saint-Simon, Angoulême, France, 1983
  • Galerie Q, Tokyo, Japon, 1983
  • Lumen, hospice Saint-Charles, Rosny-sur-Seine, France, 1984.
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon, L’Été de la Photographie, Laon, France. 1992
  • La Box, Bourges, France, 1992.
  • L’Artothèque d’Entreprise Michel Ferrier, Grenoble, France, 1993
  • Light Waves, Fleeting White Space, Anvers, Belgique, 1994.
  • Bassin d’essais des carènes, DCN, Val-de-Reuil, France, 1994
  • Volume et Espace - Sara Holt, Institut Cochin de génétique moléculaire, Paris. 1995
  • Sara Holt, artothèque d’Angers, Angers, France, 2003
  • Galerie Edouard Edwards, Paris, 2010
  • Octobre 2018’’, Sara Holt and Jean-Max Albert, Galerie Mercier & Associés, Paris, 2018

Collectives (sélection)

Collections publiques

  • Städtische Kunstsammlungen, Ludwigshafen, Allemagne, 1972
  • Fonds régional d'art contemporain de Basse-Normandie, 1977
  • Musée d'art moderne de la ville de Paris, 1980
  • Fonds national d’art contemporain, Paris, 1983
  • Fonds régional d'art contemporain de Poitou-Charente, 1984
  • Artothèque d’Angers, 1985
  • Musée Paul Delouvrier, Évry, 1989
  • Bibliothèque nationale de France, Paris, 1992
  • Centre national d'arts plastiques, château d'Oiron, 1993
  • Cité des sciences et de l’industrie, Paris, 1994
  • Centre d'art contemporain Frank Popper, Marcigny, 2009.

Publications

  • Sara Holt, Carole Naggar, Night Light, Éditions Pierre Bordas et Fils, Paris, novembre 1979, (ISBN 2-86 311-008-X)
  • Sara Holt, Sculptures et photos, textes d'Henri-Alexis Baatsch et Jean-Christophe Bailly, Grafica Gutenberg, Bergame, Italie, octobre 1980.

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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